par Janaka Samarakoon pour artWorks! | 04/06/2026

Béatrice de Domenico est toujours passée d’un registre à l’autre. De la galerie de ses parents à la Villa Arson, de la technique apprise sur les bancs de son école de beaux-arts niçoise à une pratique bien à elle, du dessin à la sculpture, de la sculpture aux figures massives réalisées à la poudre de marbre, puis de ces formes sculptées à un dessin en fil de fer. 

Aujourd’hui, après une pause de quelques années durant laquelle elle a d’abord claqué la porte au nez du monde de l’art niçois avant de se réinventer, retirée dans son vaste atelier au cœur du quartier des Musiciens, Béatrice de Domenico revient avec une nouvelle manière. Délaissant le volume, elle renoue avec le dessin, mais un dessin désormais rehaussé par le collage, l’impression, la rature et, parfois, la peinture. 

Si son travail antérieur parlait d’elle — même si, comme elle le reconnaît volontiers, personne n’a vraiment compris ce qu’elle voulait dire d’elle, à commencer par elle-même —, cette nouvelle série semble chercher un autre espace. Plus détachée de soi, plus autonome, elle explore les ressources propres de l’imaginaire et de la forme.

Dans ses nouvelles compositions hybrides faites de multiples couches et de strates, il y a comme une archéologie intérieure : non pas celle d’une histoire personnelle à reconstituer, mais celle d’un imaginaire affranchi des contraintes du monde sensible. Un pays des merveilles fait de fragments, de lignes, d’images déplacées, de surgissements et d’effacements, où le collage, le dessin, l’impression, la rature et la peinture deviennent autant de portes d’entrée.

Ce court documentaire accompagne Béatrice dans ce moment charnière. En avant-première, elle nous ouvre les portes de son atelier et nous invite à découvrir les premières œuvres de cette nouvelle étape. 

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