« Ce que j’aime de plus en plus, c’est de frotter la toile jusqu’à l’effacement… de lui faire mal en fait ! Effacer le dessin, plus ou moins réussi académiquement, en sorte d’obtenir une matière qui ressemble à de la viande, à une chair carnassière. »

– Nathalie Broyelle

Interview exclusive artworks!

Comme si avoir l’encombrant Caravage (1571-1610) comme saint patron ne suffisait pas, Nathalie Broyelle place le trublion Francis Bacon (1909-1992) comme étoile polaire dans un ciel où elle cartographie, tout en clair-obscur, les confins d’une sexualité affranchie. Du maître italien, elle retient un esprit désacralisant et du provocateur anglais, une matière dépiautée. Mais en s’appuyant sur l’héritage de deux figures tutélaires qui célébraient un homoérotisme d’une vérité troublante, Nathalie Broyelle exalte un corps féminin sous l’emprise d’une sexualité débridée, salvatrice. Le désir y dispute l’effroi et le sacré le profane, alors que la répulsion carnassière d’une matière écorchée se mue allègrement en fascination charnelle.

Auteure d’une écriture plastique d’une volupté palpable, Nathalie Broyelle dévoile devant la caméra d’artworks! les rouages de sa pratique artistique qui vacille entre éros et thanatos.

par Janaka Samarakoon pour artworks! | 11/03/2020

Actualités

Voir aussi…